location ont été réunis, dans quarante-quatre cas les apothicaires étaient bailleurs. Neuf ventes de maisons et quarante-deux procès-verbaux d'expertises des greffiers des bâtiments de Paris ont été analysés. Sept expertises consistant en prisées de maisons fournissent des données intéressantes sur la localisation de la demeure, sa typologie, la composition des pièces, l'enseigne, la nature des dépendances mais également sur les filiations. Les prix les plus élevés sont relatifs, cela va de soi, aux rues prestigieuses et commerçantes: rue Saint-Honoré, rue de l'Arbre-Sec, Ile de la Cité, etc. Le patrimoine immobilier de l'apothicaire Jean SOUPLET comprenait huit maisons évaluées 122.000 livres. Des corrélations satisfaisantes ont été faites avec les rôles de la taxe des boues. Les inventaires après décès permettent d'évaluer quelques éléments de la fortune des apothicaires, c'est-à-dire la fortune achevée opposée à la fortune de départ appréciée par les contrats de mariage. La valeur du contenu de la boutique, donc la fortune professionnelle, et le montant des objets de valeur, soit une part importante de la fortune domestique, ont été calculés. En raison du peu d'éléments disponibles il n'a pas été possible de prendre en compte la richesse immobilière qui n'est connue avec précision que dans deux cas : celle de Marc III HERON s'élevait à cent trente-trois mille livres, celle de Jean SOUPLET a été indiquée ci-dessus.