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sucre, de la cire blanche et du luminaire, mais ils conservaient la vente, à fin médicale, des préparations galéniques à base de tabac.
L'étude des commentaires accompagnant l'inventaire des dettes actives résultant des parties dues aux apothicaires a révélé des faits surprenants. Contrairement à l'accusation qui leur était imputée " d'écorcher les malades ", les apothicaires consentaient à leurs clients des crédits souvent élevés et de longue durée entraînant l'inexigibilité des parties en raison de la prescription de la dette, l'insolvabilité ou le décès des clients. Ces dettes actives pouvaient atteindre des sommes considérables, jusqu'à vingt mille livres.
Les rôles de la taxe des boues, établie en exécution de la déclaration royale du 9 juillet 1637 afin d'assurer le nettoiement des rues, consignent cent trente et un articles se rapportant aux apothicaires de Paris et concernent quatre-vingt-onze maîtres apothicaires, neuf veuves et seize privilégiés, recensés entre 1637 et 1643, période d'établissement des rôles. Les rôles relèvent les noms des enseignes, précisent le mode d'occupation des lieux : soixante-quatre apothicaires étaient propriétaires, cinquante locataires, deux résidaient dans des maisons appartenant à la communauté. Ils ont permis d'établir la cartographie des maisons d'apothicaires sur un plan parcellaire du quartier des Halles. La localisation a été également effectuée sur le plan de Gomboust de 1652.
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