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de tenir boutique à Paris, six ventes de charge d'apothicaire privilégié.
Les trente-trois inventaires après décès réunis ont permis de rassembler vingt prisées d'ustensiles de boutiques, dont six ont été étudiées en détail, et vingt inventaires de balances et poids. Le problème complexe des livres pondérales médicinales a été approfondi et les rapports entre les différentes livres-poids sont présentés en un tableau synoptique. Les prisées de livres mettent en lumière l'intensité de la croyance religieuse des apothicaires, leur goût pour l'histoire, la philosophie, leur intérêt pour la botanique et les ouvrages pharmaceutiques.
Après une analyse des concepts médicaux en vogue et des doctrines orientant la prescription médicale, dix-huit inventaires de drogues et compositions ont été étudiés. Afin d'apprécier l'évolution de la thérapeutique au cours du siècle, trois inventaires, rédigés à des dates éloignées (1598, 1631 et 1693) ont été intégralement transcrits et analysés. Deux faits sont notables, l'engouement du corps médical pour les préparations opiacées et le développement des remèdes chimiques à la fin du siècle. Ils reflètent les apports réciproques naissants de la pharmacie et de la chimie et ouvrent l'ère de la pharmacie chimique, essentiellement minérale. Parallèlement les apothicaires abandonnaient aux épiciers la vente du
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