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démunis en objets de valeur (n° 8, ll, 13,14, 21, 22 et 32), la seule " fortune ff était leur outil professionnel mais cela ne suffisait pas à leur faire franchir le seuil des 1000 Lt. 11.3. CONCLUSION
Selon les critères choisis, les apothicaires les plus riches étaient Antoine BRULON (n° 5) avec 78.686 Lt, puis Marc III HERON (n° 17), 18.273 Lt et Michel d'ANSSE (n° 1), 13.687 1., toutes fortunes fondées sur les objets de valeur, Largent comptant ou le patrimoine immobilier. A. BRULON et M. d ANS SE étaient apothicaires privilégiés, sans boutique parisienne, et Marc III HERON avait cédé de son vivant le contenu de sa boutique à son fils Marc IV. Marc III est le seul apothicaire de notre échantillon dont on connaît avec précision la fortune (p. 244). Sa richesse, évaluée à 321.747 Lt., était basée sur un important capital immobilier, donnée susceptible, à elle seule, de bouleverser la hiérarchie des fortunes.
L'exemple de Marc III HERON prouve qu'il était possible, au XVIIe siècle, à un apothicaire parisien de jouir d'une richesse comparable à celle de gros marchands et d'officiers de rang élevé 8. Mais si l'on fait abstraction de ce cas, exceptionnel, la fortune des apothicaires de Paris excédait celle des " honorables hommes, marchands, bourgeois de Paris " (cinquième strate sociale de R. MOUSNIER). Les trois-quarts des apothicaires possédaient plus de 1000 Lt. et près de trente pour cent avaient une fortune comprise entre 3.000 Lt. et 10 OOO Lt.
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