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Cette archiviste fit les mêmes remarques à propos des constitutions de rentes, mentionnées le plus souvent dans les inventaires sans indication du taux de rente ni prix d'achat, et du montant des créances qui demeuraient dans les archives du créancier bien qu'elles fussent partiellement ou totalement remboursées. En revanche, une donation-partage était un acte indiscutable et celle que Marc III HERON fit établir en 1680 fixait à 64.827 Lt. le montant de ses biens mobiliers et créances diverses (p. 241). Notons que cet apothicaire n'avait pas réparti entre ses enfants ses deniers comptants et sa vaisselle d'argent prisés à l'inventaire après décès 18.920 1. 6 s.t. (p. 243).
Annik PARDAILHE-GALABRUN2 arrive aux mêmes conclusions que F. LEHOUX puisque dans son approche du niveau des fortunes des foyers parisiens elle exclut les bien immobiliers, les constitutions de rentes et les dettes actives et passives. Tout en considérant que " l'étude des fortunes, à partir des seuls inventaires, ne peut être que très imparfaite et approximative ", elle a cherché à saisir, à travers les montants des biens des défunts, le niveau d'aisance des foyers par catégorie sociale . Le sondage réalisé concerne quatre cent quarante et un inventaires pour la période allant de 1600 à 1689 4.
Nous suivrons la démarche de A. PARDAILHE-GALABRUN en ne prenant en compte que l'argenterie, les bijoux, l'argent liquide, les