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12.656 Lt. de dettes actives. Aussi les apothicaires s'attendaient-ils à subir de très importantes pertes, jusqu'à 22.818 Lt. dans le cas de la veuve de P. BERGER. Comment expliquer cette surprenante absence de rigueur comptable ? L'insolvabilité ou le décès des clients étaient fréquemment invoqués, justifiant la protestation émise par l'apothicaire ou sa veuve de n'être tenu " d'aulcune poursuitte et dilligence desd. débiteurs ".
En cas de litige, l'apothicaire se trouvait dans l'obligation d'adresser une mise en demeure de payer (Pierre LENOIR contre un secrétaire de la Chambre du Roi) ou même contraint d'engager un procès contre des débiteurs récalcitrants, tels que le marquis de ROSTAING et son fils.
Toutes ces données éclairent d'une lumière nouvelle le jugement sévère porté contre les apothicaires accusés d'écorcher les malades (MOLIERE). Il apparaît au contraire que les apothicaires parisiens jouaient un rôle social, acceptant de délivrer des médicaments à des clients souvent insolvables, renonçant à poursuivre les héritiers des débiteurs décédés, abandonnant les petites créances, consentant de longs crédits au risque de perdre le montant de leurs créances, fournissant les drogues et compositions aux personnes à la suite du Roi " de difficille payement " !
Certaines parties étaient soumises à modération, mais cette pratique était courante à l'époque et s'appliquait à des comptes de
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