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placée dans la bouche d'Argan.
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P. DORVEAUX , étudiant dix-sept mémoires provenant de diverses régions, observe que sept furent payés intégralement car " tirés au juste " mais que les autres furent " modérés " c'est-à-dire qu'ils subirent des réductions pouvant atteindre 25 p. 100. M. BOUVET9 cite le cas de remises plus substantielles, par exemple de 10206 Lt. à 3000 Lt.
Consultant les registres du siège présidial de Montpellier de 1632 à 1724, L. IRISSOU 10, constate que dans les cas où une modération fut imposée par la Cour, l'abattement avait été d'un tiers, conformément à la coutume locale, d'où la tentation pour l'apothicaire d'effectuer préalablement une majoration de précaution. En fait, la plupart des litiges se réglaient à l'amiable à Montpellier.
Dans une étude récente Olivier LAFONT n a montré qu'à Rouen, au début du XVIIIe siècle, les remises sur mémoires étaient effectuées avec mesure (6 à 17,4 pour cent).
Tarification des médicaments à Paris
Afin de prévenir toute polémique il aurait été préférable de taxer les médicaments, tel était le voeu des médecins.
En 1353, Jean II le Bon avait prescrit des règlements pour les apothicaires afin de les contraindre à vendre:
"(...) a loial juste et moderé pris et loyal et juste regard a la mutation de la monoie " 12
A la requête des apothicaires, présentée le 23 août 1631, le