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CHAPITRE 10
LES PARTIES D'APOTHICAIRES DANS LES INVENTAIRES APRES DECES
10.1. GENERALITES
"Aux sieurs Fropin et Dupré, appothicaires, cent soixante-six livres quatorze sols, d'une part, et vingt livres dix solz, d'autre".
Telle était la dette que la succession et communauté de MOLIERE devait aux fournisseurs de médicaments de l'illustre comédien1.
Les mémoires correspondant, c'est-à-dire les parties d'apothicaires, ne sont pas parvenus jusqu'à nous, aussi ignorons-nous la nature des médicaments fournis à J.-B. POQUELIN.
Les inventaires après décès que nous avons rassemblés ne mentionnent que le montant des parties, des mémoires ou des promesses. Ils n'indiquent jamais la liste des médicaments délivrés. Pour Paris, au XVIIe siècle, nous avons connaissance de deux parties d'apothicaires : une émanant d'Etienne GEOFFROY datée de 1661 et réglée le 13 janvier 1662, l'autre produite par Claude de BAILLOU3 à Charlotte DORMAND, veuve d'Antoine de