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Si l'on utilise la nomenclature moderne pour définir les remèdes chimiques du mémoire de Jacques II GUENAULT, on identifie des sels de fer, mercure, plomb, argent, zinc ainsi que des sulfates, nitrates et tartrates alcalins. Le développement des prescriptions de dérivés antimoniés était considérable depuis qu'avait pris fin officiellement, en 1666, la querelle de l'antimoine qui avait opposé tant d'apothicaires et de médecins tels que Gui PATIN, adversaire virulent, et François GUENAULT, ardent partisan. Probablement influencé par son oncle, Jacques II GUENAULT détenait toute la gamme des produits antimoniés dont le célèbre vin émétique qui avait été administré avec succès à Louis XIV en 1658.
La variété des remèdes chimiques, attestant l'évolution de la pharmacie, annonçait le lumineux XVIIIe siècle.
Un apothicaire Etienne de LAPORTE disposait d'un lot important de marchandises d'épicerie comportant 50 livres de sucre, 50 livres de cire jaune et 40 livres de cire blanche ce qui était exceptionnel car les inventaires prouvent que les apothicaires n'avaient en magasin que des quantités limitées de ces articles. En fait ce sont les épiciers qui approvisionnaient en sucres divers la population parisienne ainsi que le démontrent trois inventaires de marchandises d'épicerie établis en 1614, 1636 et 1642, la prisée des denrées sucrées pouvant atteindre 3270 1.1.
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