|
|
||
|
412
|
||
|
|
||
|
certaine tendance à la baisse ; l'once d'opium atteignit son prix le plus bas en 1631 (3,75 sols), sans dépasser 6 sols en 1692.
Les compositions les plus estimées à l'époque étaient les électuaires et les confections opiacées ou non. Les trois apothicaires PIJART, FOURNET et GUENAULT en étaient largement pourvus. Il est remarquable de constater que ce dernier détenait huit opiats contre trois à PIJART et seulement un pour FOURNET, ce qui confirme l'attrait qu'exerçaient alors les narcotiques ou " stupéfactifs ". La majorité des compositions se rattachait à une pharmacopée séculaire, cependant une innovation importante se manifesta à la fin du siècle avec l'apparition dans les inventaires des " esprits ", des sels fixes et volatils et des remèdes chimiques. Le mémoire de Jacques II GUENAULT où soixante-huit articles décrivent des sels et remèdes chimiques, reflète les apports réciproques naissants de la pharmacie et de la chimie ouvrant l'ère d'une nouvelle discipline, la pharmacie chimique. Pour l'heure, elle était essentiellement minérale, l'application fréquente du feu aux principes actifs en les soumettant à des températures élevées aboutissait à des minéralisations : le sel volatil de corne de cerf était un mélange de carbonate d'ammonium et d'une huile pyrogénée, les sels fixes végétaux étaient constitués par du carbonate de potassium, le sel de tartre obtenu par pyrolyse de la crème de tartre (tartrate monopotassique) était également du carbonate de potassium.
|
||
|
|
||