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Nous terminons sur cette observation saugrenue de Nicolas
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LEMERY , désireux de démontrer la toxicité de cette solanacée:
"Le tabac fait mourir les serpens, les vipères, les lézards et les autres animaux semblables, si leur ayant percé la peau, on en introduit dedans un petit morceau, ou si on leur en fait recevoir la fumée."
Convenons que cette expérience n'était pas dénuée de risque!
9.3. CONCLUSION
La médecine au XVIIe siècle restait largement attachée aux anciens dogmes enseignés par HIPPOCRATE et GALIEN, cependant de nouveaux concepts furent élaborés dès le XVIe siècle : doctrine des signatures et amorce de la thérapeutique chimique (iatrochimie) par PARACELSE (1493-1541), notion de l'Archée par son disciple Van HELMONT (1577-1644) puis, au XVIIe siècle, iatrochimie et théorie humorale par Franz de LE BOE (1614-1672). La prescription des médicaments par les médecins restait conforme au dogme humoral de PYTHAGORE et d'HIPPOCRATE et au principe de la thérapeutique de GALIEN selon laquelle les contraires guérissent par les contraires : contraria contrariis curantur. Afin d'éliminer les humeurs altérées, le médecin avait recours aux médicaments stimulant les émonctoires : purgatifs, laxatifs, diurétiques, diaphorétiques, béchiques, emména-gogues, etc. ou aux alexipharmaques et aux compositions complexes (thériaque, Mithridate, etc), panacées millénaires.
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