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D'autre part l'épicier Thomas GORE , demeurant proche la porte Saint-Martin, paroisse Saint-Laurent, dont l'inventaire après décès fut établi le 27 août 1653, avait en magasin : une livre et demie de tabac " tel quel ", prisé 8 s.t. la livre, et 30 s.t. de tabac de Virginie124. Nous n'avons rien trouvé de semblable dans les inventaires de boutiques d'apothicaires.
Quoi qu'il en soit, une déclaration de Colbert du 27 septembre 1674 réserva à l'Etat le privilège de la vente du tabac 125. La ferme royale fut adjugée le 30 septembre à CHENU, avocat au Conseil, pour 500.000 livres. Seul le fermier délivrait l'autorisation de vendre du tabac et tous les marchands et débitants furent tenus de déclarer dans les trois mois les tabacs en leur possession... ce qui corrobore ce que nous venons d'écrire.
Les indications de la nicotiane étaient nombreuses, surtout en usage externe. Les feuilles vertes étaient soit employées telles quelles, soit utilisées à la confection de formes galéniques diverses (huile composée, onguents, etc.) pour le traitement des plaies, contusions, ulcérations, écrouelles, gangrène, gale, teigne, piqûres venimeuses et contre les parasites (poux, puces). A l'intérieur le puissant effet vomitif du tabac limitait les applications au traitement des fièvres intermittentes; en cly stères il était utilisé dans la dysenterie. Une eau de nicotiane figure à
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l'inventaire des médicaments de l'apothicaire Etienne REGNAULT ; les trois pintes furent prisées 18 s.t.
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