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La vente du sucre par les épiciers
La quantité de sucre prisée, 50 livres de sucre fin, est ici plus élevée que dans les autres inventaires de boutiques dfapothicaires. On peut admettre que de LAPORTE préparait de nombreuses formes galéniques à base de sucre ou qu'il en débitait à sa clientèle.
Le prix du sucre fin fut estimé 15 sols par livre, en cette année 1608. Le sucre en pain de l'inventaire de François PIJART fut prisé 15 sols la livre en 1598, mais, en 1631, il ne vallait plus que 10 sols la livre chez Pierre FOURNET. Donc entre 1608 et 1631 le prix du sucre avait diminué d'un tiers.
En 1579, Nicolas HOUEL avait cédé à la communauté des apothicaires de Paris, dont il avait été garde en 1557, une très belle copie, faite à ses frais, de l'arrêt du Parlement du 25 juillet 1559 (p. 171 et t. II, p. 153) en échange de 25 livres de sucre estimé 20 sols la livre, donc à un cours plus élevé qu'en 1598 102.
Il n'y a aucune prisée de sucre au mémoire de J. GUENAULT, établi en 1692, et d'une façon générale, cette denrée ne figure aux inventaires qu'à des quantités minimes :
1598 (F. PIJART)
11 onces de sucre candi 14 livres de sucre en pain
livres de cassonade blanche
6 onces et demie de sucre candi 9 livres 8 onces de sucre en pain
livres de sucre blanc en pain
onces et demie de sucre candi 4 livres de sucre et cassonade demi-livre de sucre rouge
1631 (P. FOURNET)
1644 (P. BERGER) 1658 (E. REGNAULT) 1660 (M. FAVEREL)