|
|
||
|
395
|
||
|
|
||
|
le décès de la femme de Pierre FOURNET, en 1631 et du mémoire des drogues et compositions appartenant à Jacques II GUENAULT, rédigé la veille de Noël de l'an 1692, et inclus dans l'inventaire après décès daté du 15 mai 1693.
Il n'y avait ni écorce de quinquina, ni racine d'ipéca chez J. GUENAULT, en 1692. Tous détenaient de l'opium, cette drogue d'intérêt majeur, ainsi que la thériaque d'Andromaque qui, avec le Mithridate, autre opiat, l'alkermès et l'hyacinthe, formaient le carré magique des confections cordiales, dites aussi " foraines ". J. GUENAULT avait au total huit opiats, dont l'orviétan, introduit depuis une vingtaine d'années en pharmacie, ce qui traduisait la prédilection du corps médical pour les préparations opiacées.
Les trois apothicaires avaient en magasin un choix étendu de sirops, parmi lesquels des sirops opiacés : diacodion, sirop de pavot, mais aussi des pilules dont les célèbres pilules de cynoglosse opiacées, décrites dès le VIe siècle et encore inscrites au Codex 1949; leur activité sédative et hypnotique était incontestable. Le nombre d'eaux distillées d'origine végétale allait en décroissant, de quarante-deux en 1598, à seize en 1692. L'eau thériacale figurait à ces deux inventaires.
Deux trochisques opiacés : le trochisque blanc de Rhazès et le trochisque de karabé, étaient prisés aux trois inventaires. Forme galénique dont l'intérêt se confirmait, seize extraits végétaux, dont l'extrait d'opium, furent dénombrés en 1692. Les formes pour l'usage
|
||
|
|
||