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- Safran des métaux ou crocus metallorum (nos 350 et 351) : c'était du foie d'antimoine lavé à l'eau chaude et séché, de couleur safranée. Le foie d'antimoine était obtenu par fusion oxydante " d'antimoine " (la stibine) et de nitre (salpêtre) à parties égales. Le produit obtenu, à demi-vitrifié, ayant la couleur du foie, était probablement un mélange d'oxyde antimonique et d'antimoniate de potassium. Le vin émétique (n° 120) résultait de la macération dans du vin blanc de foie d'antimoine lavé, parfois enrichie en régule d'antimoine (p. 175).
- L'antimoine diaphorétique (n° 354), très voisin du safran des métaux, s'obtenait par fusion de trois parties de nitre pour une partie " d'antimoine " (stibine).
Tartre émétique (n° 367). Ce tartrate de potassium et d'antimonyle était préparé par décoction de crème de tartre (tartrate monopotassique purifié) et de foie d'antimoine. Sa découverte est attribuée au Hollandais LIBAVIUS et sa diffusion à Adrien de MYNSICHT (1631). II était encore inscrit au Codex 1949.
Régule d'antimoine (n° 31), c'était l'antimoine purifié, à éclat métallique, obtenu par fusion " d'antimoine " (stibine), de tartre blanc (tartrate brut, tartrate monopotassique) et de salpêtre. Par une longue fusion il se vitrifiait en verre d'antimoine (n° 365) qui servait à préparer le sirop émétique (n° 149).
Fleurs d'antimoine (n° 380) : antimoine purifié résultant de la condensation de sa vapeur.
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