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chair de vipères est principalement nécessaire) et pour appaiser les douleurs et donner du repos, à cause que l'opium n'y est pas en si grande quantité que dans la thériaque." 91
Il y avait huit opiats dans l'inventaire des compositions de Jacques GUENAULT, dont l'orviétan. Celui-ci, dû à un charlatan italien d'Orvieto, fut décrit en 1665 à la pharmacopée de SCHROEDER puis à celle de CHARAS en 1676. La formule de CHARAS, généralement adoptée par les apothicaires, comporte vingt-six composants dont la thériaque et la poudre de vipère .
Annick DEMOUY a fait le relevé des préparations opiacées inscrites dans les pharmacopées utilisées en France du XVIe au XVIIIe siècles, réalisant un utile travail bibliographique qui permet de suivre l'évolution des formules au cours du temps.
Les confections non opiacées, alkermès et hyacinthe, n'en étaient
pas moins célèbres. Dans l'alkermès 94 entraient une infusion de soie crue,
dont les vertus étaient glorifiées par CHARAS, du suc de kermès
(cochenille du chêne-kermès), des perles préparées, des feuilles d'or, etc.
Les indications sont celles d'une panacée :
" Cette confection est sans contredit un des meilleurs cordiaux que la médecine galénique ait jamais inventé, car elle répare et recrée les esprits vitaux et animaux, elle fait cesser les palpitations de coeur et les syncopes, elle fortifié beaucoup le cerveau et toutes les parties nobles, elle est ennemie de la pourriture, conserve la chaleur naturelle, rétablit les forces languissantes, chasse la mélancolie et la tristesse, remet et entretient le corps et l'esprit dans un fort bon état. "95
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M. CHARAS décrit la préparation de la confection d'hyacinthe
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