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Soixante-quatre ingrédients entraient dans la composition de la thériaque,
y compris le miel et le vin. La poudre de vipère y était introduite sous
forme de trochisques. La liste des indications, selon CHARAS, mérite
d'être reproduite :
" La thériaque étant composée de quantité de medicamens chauds, doit être fort estimée pour la guérison ou pour le soulagement des maladies froides et de toutes celles où la chaleur naturelle se trouve affoiblie et languissante, comme dans la paralisie, l'apoplexie, l'épilepsie, la léthargie, les convulsions et toutes les maladies froides du cerveau; elle est fort propre contre les foiblesses et les dévoyements de l'estomac et des intestins, contre la diarrhée, la dysenterie, lienterie, le choléra morbus et toutes les coliques; contre les fièvres intermittentes et particulièrement la quarte; contre les vers, contre toutes sortes de poisons et de venins; contre la peste, la petite vérole, la rougeole et toutes les maladies épidémiques; contre la morsure des chiens enragés et de toute sorte d'animaux venimeux; contre les insomnies et les tranchées des petits enfants; contre les passions hystériques, l'ictéricie et une infinité d'autres maladies "8 .
On l'administrait par voie orale aux enfants (1 à 4 grains), aux adultes (jusqu'à une dragme) et on l'appliquait aussi en emplâtres, huiles, onguents...
La complexité de sa formule choquant beaucoup de praticiens, des
thériaques réformées plus simples furent préconisées, telle celle de
DAQUIN, mais au Codex 1884 la thériaque comportait encore
cinquante-sept constituants ! La formule du Mithridate était un peu plus
simple et n'incluait pas de poudre de vipère90, d'où le jugement nuancé de
M. CHARAS, farouche défenseur des vertus du reptile :
" Les vertus du Mithridat sont fort approchantes de celles de la même thériaque quoi qu'elles soient un peu inférieures en toutes choses, particulièrement contre la morsure des serpens (à quoi la
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