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Quelques mois plus tard, le 20 août, elle céda à J. AUBERT les ustensiles, drogues et meubles de la boutique pour 600 Lt. qu'il
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s'engageait à régler à l'échéance de quatre mois . La veuve GARANJON avait été contrainte à la vente puisque le testament 78 qu'elle rédigea, trois jours après la transaction, mentionne qu'elle était " gisant au lict mallade ". Son décès intervint les jours suivants car l'inventaire fut commencé le 31 août mais il n'y est fait aucune mention de la vente. Néanmoins nous avons considéré que ces 600 Lt. étaient entrées dans son patrimoine et que l'on devait en tenir compte.
Par ailleurs, son testament précise qu'elle substituait à ses neveux et nièces ses biens meubles et immeubles qui, le jour de son décès, appartiendraient à son fils Robert. En effet, lors de son
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mariage , en 1607, elle avait conservé en propres un tiers des deniers de sa dot, soit 400 Lt., et le tiers d'une maison de la rue Saint-Jacques provenant de la succession de ses parents. Or, rien de tout ceci n'apparaît dans la prisée de ses biens ce qui prouve que la valeur de l'information qu'apportent les inventaires après décès dans l'évaluation des fortunes est discutable.
Il ne peut être question d'analyser en détail les dix-huit inventaires de drogues et compositions car nous serions conduit à des redites, sans aucun profit. Nous avons sélectionné trois inventaires éloignés dans le temps afin de mettre en lumière l'évolution de la thérapeutique médicamenteuse au XVIIe siècle. Ce sont les