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En règle générale deux apothicaires procédaient à l'inventaire des médicaments, les pesaient et les prisaient. La rédaction des inventaires est de qualité très inégale, nous avons vu ci-dessus un exemple d'inventaire bâclé (n° 25). Parfois le prix des drogues est rapporté à l'unité de poids, ce qui contraint à effectuer tous les calculs (n° ll, Claude FRAGUIER). Le total des prisées n'étant indiqué que dans la moitié des cas il est nécessaire de faire les sommations.
L'ordre dans lequel les médicaments étaient inventoriés n'était pas immuable : dépendait-il de leur classement à l'intérieur de la boutique ? Cependant les inventaires commencent par la prisée des drogues simples. Pour les compositions la séquence, en général, est la suivante : éleetuaires, opiats et confections, miels et sirops, pilules, trochisques, poudres cordiales, onguents, huiles, emplâtres, eaux distillées (ces dernières sont parfois inventoriées en tête). La cire jaune, la cire blanche, les bougies, flambeaux, torches, clôturaient l'inventaire.
La consultation du tableau 53 met en évidence la grande variabilité du montant des prisées. La somme la plus faible, 63 1, t., est celle de l'inventaire fait après le décès de Claude DUMESNIL, apothicaire suivant la Cour et maître épicier (n° 7). Vient ensuite, avec 92 Lt., la prisée effectuée chez Jacques GUENAULT, apothicaire ordinaire du Roi (n° 16). Huit prisées sont comprises entre 100 et 300 Lt.
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