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" Quelques uns veulent que ce soit M. Helvetius, médecin hollandais, qui aie mis l'ipécacuanha en usage en France depuis environ 4 ou 5 années, mais je pourrois certiffier le contraire, parce qu'il y a plus de vingt années que j'en ay vu à Paris; pour preuve c'est qu'il s'en est trouvé une assez bonne quantitée dans la boutique de feu le sieur Claquenelle maître appoticaire, qui tomba entre les mains du sieur Poulain, son gendre aussi appoticaire, qui l'a remis en usage, par ordonnance du sieur Helvénius. "68
Quoi qu'il en soit, on ne peut contester à HELVETIUS l'antériorité de l'emploi thérapeutique de l'ipéca en France.
Il ne pouvait y avoir meilleure promotion pour une drogue que d'obtenir la guérison du Roi ou d'un membre de sa famille : rétablissement de Louis XIV, en 1658, après administration de vin émétique d'antimoine (p. 175), guérison du Dauphin, puis du Roi, des fièvres (fièvres quartes selon Gui PATIN) grâce à la poudre d'écorce de quinquina, arrêt de la dysenterie dont souffrait le Dauphin, par la racine d'ipécacuanha. 9.2. ETUDE DES INVENTAIRES DE DROGUES ET COMPOSITIONS (Tableau 53, t. II, pp 287-288)
Les travaux relatifs aux inventaires de drogues et compositions des boutiques d'apothicaires parisiens, au XVIIe siècle, sont rares.
A l'opposé, il existe de nombreuses publications d'inventaires de boutiques d'apothicaires provinciaux 69, les dépôts de certains fonds notariaux aux archives départementales ayant commencé dès le XIXe siècle. Le répertoire des Travaux d'histoire locale de la pharmacie en
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France, de M. BOUVET, permet d'accéder à de multiples références .
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