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étudié la flore brésilienne : Guilielmi PISONIS (Guillaume PISON), médecin hollandais d'Amsterdam, et Georgi MARCGRAVI (Georges MARCGRAVIUS), médecin allemand de Liebstad. Leurs travaux sur l'histoire naturelle du Brésil, rédigés indépendamment, furent publiés en un même volume en 1648, à Amsterdam 67.
En 1672, le médecin français LE GRAS rapporta une assez grande quantité d'ipéca de ses voyages en Amérique du Sud et en fit part à Nicolas LEMERY. Selon une autre version, c'est un autre médecin Pierre BLASY qui, revenant du Brésil, aurait le premier introduit l'ipéca en France, dès 1664. Il en remit à l'apothicaire CLAQUENELLE lequel, ignorant la posologie de la poudre et l'administrant trop généreusement, aurait provoqué des accidents de surdosage.
A cette époque, Jean-Adrien HELVETIUS reçut d'un droguiste de Paris un lot de racines d'ipéca qui lui permit de commencer des essais. On peut supposer qu'HELVETIUS connaissait le livre de son compatriote PISON. Vers 1686, grâce à la renommée dont il jouissait, HELVETIUS fut appelé par DAQUIN pour soigner le Dauphin atteint d'un " flux de ventre et dissenteries ". Le succès de la thérapeutique apporta à HELVETIUS mille louis d'or, le droit exclusif de débiter la drogue miracle et, ultérieurement, un titre de noblesse. SAINT-SIMON, dans ses Mémoires, reconnaît à HELVETIUS la paternité de l'usage de l'ipéca, en opposition avec ce qu'affirmait Pierre POMET, en 1694 :
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