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à Paris et administra un remède à base de quinquina à la Petite
Mademoiselle, Marie-Louise d'Orléans, puis ultérieurement au Dauphin,
qui guérirent de la " fièvre "61. Ceci valut à l'habile empirique une pension
de 2000 livres et une naturalisation française. Opposé à l'administration
orale des médicaments, le Hollandais Jean-Adrien HELVETIUS, docteur
en médecine de la Faculté de Reims, prescrivit, en 1693, des lavements
d'infusion de poudre de quinquina à Louis XIV qui fut délivré de ses
accès fébriles 62.
Le Journal de la Santé du Roi ne fait pas mention de ces
lavements en 1693. En revanche ses médecins lui faisaient boire
fréquemment un vin de quinquina répondant à la formule suivante :
écorce de racines de quina pulvérisée 1 once
vin de Bourgogne 2 livres
Faites infuser l'écorce dans le vin en remuant les premières 24 heures, puis laissez reposer et tirez par inclinaison. Doses 4 à 5 onces de 4 en 4 heures, tant le jour que la nuit jusqu'à la fin des accès.
P. DEL A VE AU a relaté l'historique de la découverte du quinquina
i 64
auquel on se reportera .
En 1677, la London Pharmacopoeia officialisa le quinquina sous le nom de Cortex Peruanus.65
L'historique de l'introduction en France de la racine d'ipécacuanha et de son emploi dans la dysenterie est dû à Louis LAFOND qui l'a relaté dans son ouvrage sur la dynastie des HELVETIUS 66.
Nous sommes redevables de la première description de la drogue (étymologiquement, ipécacuanha signifie "écorce de plante odorante rayée ") et de la connaissance des vertus de l'ipéca à deux médecins ayant
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