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décrits avec indications de leurs qualité et degré. P. DORVEAUX Fa transcrit et commenté sous le titre Livre des simples médecines. On distinguait, par exemple, au XVIIe siècle, quatre grandes (dites aussi majeures) semences chaudes (anis, carvi, cumin, fenouil), quatre petites (ou mineures) semences chaudes (ache, ammi, daucus, persil), quatre grandes semences froides (citrouille, concombre, courge, melon) et quatre petites semences froides (chicorée, laitue, endive, pourpier). L'écorce de gaïac était chaude mais moins que le bois ! Elle était, avec le sassafras, la salsepareille, la squine (chaud au premier degré, sec au second), le mercure et le cinabre, Fun des médicaments employés dans le traitement de la syphilis. Le sel ammoniac (chlorure d'ammonium impur), diaphorétique employé contre la fièvre quarte, était chaud et sec au quatrième degré !
En conséquence le médecin traitant devait opposer à une humeur chaude et humide (le sang), une drogue froide et sèche.
On attribuait en outre aux drogues des propriétés occultes privilégiant leur action sur un organe, une humeur, une fonction. Ainsi la scammonée purgeait la bile mais la coloquinte la pituite. La doctrine des analogies imposait également des choix thérapeutiques: l'ellébore blanc aux racines blanches, purgeait les humeurs blanches (pituite ou phlegme) et était préconisé contre la fièvre quotidienne et la goutte, affections des humeurs blanches; l'ellébore noir, aux racines noires, éliminait les humeurs noires ou mélancoliques et était censé guérir la fièvre quarte due à une humeur mélancolique.
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