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Les opiats sont des électuaires dans lesquels entre l'opium. La
proportion de poudres et de sucre permettait, dans une certaine mesure, de
distinguer ces diverses compositions. M. CHARAS précise:
"(...) quoique la proportion la plus commode des opiats ou des électuaires mous (...) soit d'environ trois onces de poudre sur une livre de sucre ou de miel et d'une once et demie ou de deux onces de poudre sur une livre de sucre pour les confections ou pour les électuaires solides cordiaux, néanmoins cette proportion n'est pas toujours observée(...)" 41
Il apporte une précision sur le soin avec lequel l'apothicaire doit
effectuer la pesée des ingrédients :
" (...) on doit être fort exact à observer les doses et sur tout celles des laxatifs et des narcotiques, car on doit scavoir alors à un grain près la quantité de poudre qu'une once d'électuaire peut contenir, de peur d'en donner plus ou moins qu'il ne faut. C'est pourquoi l'apothicaire doit être aussi fort soigneux de peser justement toutes choses (...)42
Les tablettes ont la consistance d'électuaire solide :
" Le sucre (...) entre ordinairement dans leur composition en plus grande quantité qu'aucun autre médicament, tant pour satisfaire au goût des malades, que pour lier et incorporer les autres drogues
co »43
Les tablettes cordiales ne contiennent qu'une once de poudre par
livre de sucre. 44 M. CHARAS ajoute :
" On a donné la consistence solide aux tablettes, pour les pouvoir porter commodément dans la poche et afin qu'on puisse les tenir plus long tems dans la bouche (.••) " 45
Il y a dans L'officine 46, le célèbre dispensaire et formulaire
pharmaceutique créé par François DORVAULT, un intéressant
commentaire sur ces compositions :