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Avant d'aborder l'étude des inventaires de drogues et compositions de la boutique des apothicaires parisiens il convient de définir les principales formes galéniques alors en usage, puis de préciser la doctrine orientant la prescription des médicaments.
Les formes galéniques au XVIIe siècle . Apozèmes etjuleps
Les apozèmes sont des remèdes aqueux proches des juleps :
" (...) mais ils reçoivent un plus grand nombre de medicamens qui les rendent moins agréables. On ne les compose ordinairement que de décoctions de diverses parties de plantes, et c'est de là qu'ils ont tiré leur nom... "38
Ce mot est en effet dérivé du grec apozein " faire bouillir ". Pour CHARAS il est synonyme de décoction. L'apozème est une forme intermédiaire entre les tisanes et les potions.
Les juleps sont des compositions liquides faites avec des eaux distillées, des décoctions, ou autres liqueurs, légèrement sucrées et de
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conservation tres limitée.
Ces deux formes tombaient en désuétude au XVIIe siècle. . Electuaires, confections et opiats. Tablettes.
Selon M. CHARAS :
" Les opiats, les confections, les antidotes et les électuaires sont des remèdes internes diversement composez, quoiqu'ils le soient tous ordinairement de poudres, de pulpes, de liqueurs, de sucre ou de miel et réduits le plus souvent en une consistence molle et propre à être enfermée dans des pots, pour en pouvoir être tirez avec une spatule ou quelconque autre instrument semblable. On en excepte toutefois les électuaires solides." 40
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