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344 Antoine BRULON, Jacques GUENAULT et Etienne REGNAULT
possédaient des tapisseries de Flandre, les moins fortunés acquéraient des
tapisseries de Beauvais, de Bergame ou de Rouen. L'orfèvrerie et
l'argenterie, éléments de prestige, étaient très appréciées de Michel
d'ANSSE, apothicaire des reines de France, qui devait recevoir des hôtes
de marque. Il n'est donc pas étonnant que Marie LAMBERT, sa femme,
ait privilégié l'achat de bijoux de prix.
La prisée des deniers comptants révèle de grandes différences dans les capitaux disponibles. Antoine BRULON conservait dans son coffre-fort 75.780 Lt. en espèces d'origines diverses : monnaies françaises et monnaies étrangères. Marc HERON gardait 16.015 Lt. et onze autres apothicaires disposaient de plus de 1000 Lt. Les apothicaires étant des marchands conduits à manipuler des espèces épargnaient davantage que les médecins.
Au terme de cette étude, une hiérarchie des fortunes a été établie. Trois apothicaires, comptant deux apothicaires privilégiés, étaient fortunés: Antoine BRULON (78.545 Lt.), Marc HERON (18.113 Lt.) et Michel d'ANSSE (13.647 Lt.). Sept apothicaires jouissaient d'une fortune comprise entre 3000 et 10.000 Lt., sept autres se situaient dans la tranche des biens comprise entre 1000 et 3000 Lt., mais il y avait quatorze pauvres dont la valeur des biens était inférieure à 1000 Lt. Le plus indigent était un apothicaire du Roi en son Artillerie.
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