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342 comptants. Charles LEBRUN (n° 21), apothicaire du Roi en son
Artillerie, ne disposait d'aucun de ces biens. Ce dénuement est corroboré
par la prisée de ses habits, 37 Lt., et de ceux de sa veuve, 19 Lt. !
Toutefois les ustensiles de sa boutique furent évalués à 320 Lt. mais
T inventaire après décès ne comporte pas de prisée de drogues. Parmi les
papiers de rinventaire, il y a une reconnaissance de dettes dues pour des
termes impayés : la vraie misère ! Au même étiage de pauvreté, on
trouvait encore deux apothicaires : Claude FRAGUIER (n° ll), Denis
GARANJON (n° 13), époux de Blanche DUPILLE (n° 8), et deux
veuves: Anne GIRAULT (n° 14) et Nicole LEGRAND (n° 22); leurs
maigres biens étaient inférieurs à 100 Lt.
Comme Charles LEBRUN, Denis GARANJON était un apothicaire privilégié et Pierre LEMAISTRE, mari de Nicole LEGRAND, était apothicaire de Marguerite de Valois. Ainsi, l'appartenance au corps des apothicaires privilégiés n'était pas toujours la voie royale permettant d'accéder à la richesse. Antoine BRULON et Michel d'ANSSE, titulaires d'offices, font figure d'exception.
Nous devons souligner que les montants des biens, évalués cidessus, n'ont qu'une valeur indicative d'un certain niveau de fortune établi à partir de prisées de biens sélectionnés. Les valeurs calculées permettent cependant d'établir une échelle de fortunes au sein de la corporation des apothicaires, comme Françoise LEHOUX 23 a tenté de le faire pour le corps médical. A partir de soixante-treize inventaires après décès, incluant soixante-six médecins, elle distingue vingt-trois pauvres
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