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Dans la chambre de Michel d'ANSSE (n° 1) au Palais-Cardinal, une tapisserie d'Auvergne de sept pièces de deux aunes et demie sur vingt aimes, fut évaluée 250 Lt. La tenture de même origine que possédait Michel FAVEREL (n° 10) fut estimée 150 Lt..
Les moins fortunés se contentaient de tapisseries de Beauvais (n° 14), de Bergame (nos 2, 7, 9, 16, 27 et 30) ou de Rouen (nos 3, 10,15 et 20).
Nous avons également pris en compte les riches pentes de ciel de lit de la chambre de Pierre FOURNET et Anne PONCHER (n° 30), car l'ensemble atteignait 376 Lt.
Les armes
On relève un très grand nombre d'armes dans les inventaires après
décès, les apothicaires, bourgeois de Paris, étaient astreints à participer à
la milice assurant la sécurité de la ville, service particulièrement lourd au
XVIIe siècle en raison des frondes. En revanche les apothicaires étaient
dispensés du guet19 :
" Les appoticaires et espiciers seront exempts du guet de nostredite ville de Paris, ensemble de la taxe qui a esté faite par cy-devant ou pourra cy-apres estre faicte pour raison dudit guet, attendu mesmement que ceulx de la Faculté de médecine en sont exemptz, veu que lesd, appoticaires et espiciers sont subjectz de jour et de nuyct et a toutes heures pour service publicq (...) et que appoticaires oultre plus estans aussi la nuyt par la ville font le guet eulx mesmes mieulx que ceulx qui sont ordonnez a y assister. "
Les épées, hallebardes, piques, poignards, etc., étaient courants
mais les armes à feu prédominaient : arquebuses à mèche ou à rouet,