323 fournies par cet acte, associées à celles de l'inventaire après décès
(p. 242) nous ont permis de chiffrer la fortune de cet apothicaire (p. 244).
La connaissance de la totalité d'un patrimoine immobilier est
exceptionnelle; celui dont disposait l'apothicaire Jean SOUPLET a été
rapporté grâce à un procès-verbal d'expertise rédigé par un greffier des
bâtiments du Roi (p. 306). Malheureusement nous ne disposons pas de
l'inventaire après décès de cet apothicaire.
Dans notre approche du niveau des fortunes nous excluerons les
biens immobiliers, mais aussi les constitutions de rentes dont le taux ou
le prix de rachat sont la plupart du temps indéterminés. Nous ne
prendrons pas en compte également les dettes actives, car les créances
partiellement ou totalement remboursées demeuraient dans les papiers des
inventaires. Toutefois nous évaluerons, chapitre 10, les parties
d'apothicaires impayées car elles représentent souvent des sommes
considérables. Au chapitre 9, nous estimerons le montant des
marchandises, drogues et médicaments qui constituaient une part
importante du capital investi par les apothicaires, alors que les ustensiles
de la boutique ont été l'objet d'une étude chiffrée antérieure (p. 92). De
l'inventaire des biens du défunt nous ne retiendrons, dans le présent
chapitre, que les prisées des objets de valeur : tableaux et tentures de
tapisserie, formant le décor intérieur de l'habitation, armes, orfèvrerie et
argenterie, bijoux et deniers comptants 2. Finalement nous serons en
mesure d'évaluer, dans un onzième et dernier chapitre, les niveaux de
fortune des apothicaires parisiens.