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CHAPITRE 8
OBJETS DE VALEUR, ORFEVRERIE, JOAILLERIE, DENIERS COMPTANTS PRISES APRES LE DECES DES APOTHICAIRES PARISIENS
Les inventaires après décès permettent d'évaluer, dans une certaine mesure, les niveaux de fortune des apothicaires de Paris. L'archiviste Françoise LEHOUX a bien précisé les limites de l'information que l'on peut en attendre *. Les inventaires portaient sur les biens existant à la mort de l'apothicaire ou de son épouse et les capitaux versés antérieurement aux enfants, sous forme de dot ou d'avancement d'hoirie, ou ceux résultant de la vente d'un imineuble, échappaient à la prisée. Les notaires omettaient, en général, de préciser le montant du prix de ces transactions et se bornaient à estimer la valeur des biens apparents lors de la visite des lieux. Les titres et papiers annexés à l'inventaire ne permettaient pas d'évaluer la fortune des ménages. En revanche, les actes de partage établissaient le montant de la fortune, mais nous n'en avons trouvé qu'un seul : celui de Marc III HERON (p. 238). Les données