319 REGNIER, n° 34; J. SOUPLET, n° 38).
Une information à caractère historique est rapportée à propos de J. TIFONNET (n° 42) : sa propriété contiguë au jardin du Palais-Royal devait être réduite pour permettre l'agrandissement de l'hôtel du cardinal de Richelieu. Le ff retranchement " nécessaire dont le prix fut fixé, en 1640, à 11.000 Lt., devait être notable !
Les prisées les plus élevées, effectuées par les experts-jurés, concernent des maisons de la rue de l'Arbre-Sec, l'une de trois travées de long et comportant trois étages carrés fut estimée 26.000 Lt., l'autre, de deux travées seulement, 22.000 Lt. (n° 34), mais ici les apothicaires n'étaient que locataires. Rue Sainte-Avoie des maisons furent prisées 24.000 Lt. et 18.000 Lt. (n° 38). L'île de la Cité était recherchée, on note deux maisons de la rue des Hauts-Moulins (Saint-Landry) évaluées 22.000 Lt. et 18.000 Lt. (n° 38), une maison rue de la Lanterne 15.000 Lt. (n° 38), une autre rue de la Juiverie, 11.000 (n° 38).
Les prix restent assez élevés, rue Saint-Denis, 13.000 Lt. (n° 32), rue Pirouette, à la Halle, 12.000 Lt. (n° 10), rue Paradis, 11.000 Lt. En revanche, ils s'effondrent pour les logements situés hors de Paris : 5000 Lt. pour deux maisons à Saint-Antoine-des-Champs (n° 40), 3000 Lt. pour une maison au village de Bagnolet (n° 38).
Le patrimoine immobilier de l'apothicaire Jehan SOUPLET était enviable puisque l'estimation de ses sept maisons parisiennes et celle de Bagnolet s'élevait à 122.000 Lt. (n° 38).