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On se référera, à nouveau, à G. d'AVENEL pour connaître les prix des maisons à Paris, au XVIIe siècle, mais ceux-ci ne sont significatifs que si l'on dispose concomitamment de la composition des locaux d'habitation et des dépendances.
Parmi les sources apportant la double information, les procès-verbaux d'expertises dressés par les greffiers des bâtiments de Paris sont d'un remarquable intérêt. Les index des inventaires de ces procès-verbaux (groupe Z1J des A.N.) ont permis de sélectionner quarante-deux expertises correspondant à vingt-sept apothicaires.
La plupart des procès-verbaux sont relatifs à des estimations de travaux ou à des conflits de voisinage : alignements, réfections ou élévations de murs mitoyens (Pierre CLAQUENELLE et les religieuses supérieures du monastère de Sainte-Elizabeth, p.v. n° 16). Sept expertises consistaient en prisées de maisons faites à la demande de cohéritiers. Dans ce cas sont précisées : la localisation de la maison avec les tenants et aboutissants, son enseigne, sa typologie, la composition du logement (boutique, par exemple), la nature des dépendances (écurie, puits, lieux d'aisance, jardin). A cet apport peuvent s'ajouter des données relatives à la filiation (P. BERGER, n° 9; B. DELALANDE, n° 19; J. de MOUCHENY, n° 32; J. THIREMENT et M. DOUTRELEAU, n° 40) ou à la richesse immobilière (J. SOUPLET, n° 38).
A nouveau, des corrélations satisfaisantes ont été faites avec les rôles de la taxe des boues (J. de MOUCHENY, n° 32; T. NOBLET et A.