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Les apothicaires étaient dans la situation de bailleur dans quarante-quatre cas, de preneur seize fois. Six baux furent consentis par un apothicaire au profit d'un confrère. Ces résultats tendent à prouver que les apothicaires disposaient d'un patrimoine immobilier conséquent. Le montant du bail le plus faible, 40 écus soleil ou 120 Lt., concernait une maison de la rue de Bièvre appartenant au collège de la Marche (bail n° 51). La proximité du canal de dérivation de la Bièvre, transformé en égout putride, explique sans doute cette modération. Les prix les plus élevés, 900 Lt., s'appliquaient à une maison à deux corps de logis rue de la Juiverie (n° 21) et à une autre, à un seul corps de logis, de la rue Saint-Honoré (n° 39), deux artères éminemment commerçantes.
En 1662, l'apothicaire Antoine BRULON loua simultanément les divers logements de l'immeuble qu'il venait de faire construire place du Palais-Royal, pour un prix global estimé à 2500 Lt. par an. Le devis de construction de l'immeuble s'étant élevé à 22.000 Lt., il est manifeste que la rentabilité des capitaux investis était satisfaisante (ll %).
Certains baux passés autour des années 1640 permettent de recouper les informations apportées par les rôles de la taxe des boues qu'ils confortent, en général. Sont dans ce cas les baux signés par A. de CAY (baux nos 20, 21, 22, 23 et 24), G. DESNOS et Marc HERON (nos 29 et 30), P. FROMENT (n° 33), J. GREGOIRE (n° 39), P. GUERREAU (n° 40) et H. LAMBERT (n° 44).
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