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L'apothicaire en était locataire ou propriétaire, nous l'avons vu en analysant les rôles de la taxe des boues (chapitre 4). Grâce aux baux de location, aux procès-verbaux d'expertises des greffiers des bâtiments de Paris et à des contrats de vente de maisons, que nous avons pu rassembler, il a été possible de compléter les résultats précédemment acquis.
Les travaux de M. JURGENS sur la typologie des maisons et ceux de J.-P. BABELON sur la composition des locaux d'habitation ont été rappelés. Les trente-trois inventaires après décès que nous étudions permettent d'évaluer le nombre de salles, cuisines et chambres des logements d'apothicaires.
Georges d'AVENEL a publié une liste de loyers de maisons à Paris, mais nous nous sommes référé à la remarquable étude du mouvement des loyers du Moyen Age au XVIIIe siècle d'E. LE ROY LADURIE et P. COUPERIE. Les soixante baux que le fichier du Minutier central nous a livrés, couvrant la période 1601 à 1662, ne pouvaient pas apporter d'éléments nouveaux sur les prix des loyers. En revanche, ils permettent de compléter l'étude de la localisation des apothicaires et de leur patrimoine immobilier. Ces baux apportent aussi quelques jalons chronologiques supplémentaires sur la longévité des apothicaires dont nous ne connaissons pas, en général, la date de décès (deux baux sont signés par des veuves).