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l'hôtel du marquis de SOURDIS, par l'autre bout et devant, elle joignait celle des d'ANSSE. La maison dont les d'ANSSE étaient propriétaires et celle qu'ils venaient d'acquérir étaient ensemble chargées de 100 sols parisis de cens envers l'archevêché de Paris.
Le taux de l'ordonnance étant fixé au denier 16, à cette époque, la valeur vénale de la nouvelle propriété des d'ANSSE s'élevait à 11.600 Lt. René POULLET (baux nos 57, 58 et 59)
Nous avons vu que René POULLET avait été locataire d'Anthoine de CAY, à la Rose blanche, rue de la Juiverie, jusqu'en 1637 (p. 293). Recherchant un nouveau gîte et désirant rester dans la Cité à proximité de la Cathédrale, cet apothicaire des enfants de choeur et chanteurs de l'Eglise de Paris, loua 700 Lt. une maison appartenant au chapitre de Notre-Dame, à l'enseigne du Chef Saint-Jean 91. Cette importante habitation comportait deux corps d'hôtel, deux boutiques, trois chambres, grenier et trois caves. Six mois plus tard, il sous-louait pour 350 Lt. une
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des boutiques, la troisième chambre et une sallette, à un maître peintre . En 1645, la veuve de René POULLET, Marguerite FUSTELLE, obtint le renouvellement du bail pour neuf autres années, au même prix de 700 1 .t. . Inexplicablement, le rôle de la taxe des boues pour l'île de la Cité, ne cite pas René POULLET mais AUBRY, autre apothicaire, tenant la maison du Chef Saint-Jean, rue de la Juiverie 94. Ce dernier était-il sous-locataire, comme le maître peintre, de René POULLET ?
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