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an. Le devis de construction s'étant élevé à 22.000 Lt. la rentabilité du capital investi était satisfaisante (ll % ).
F. LEHOUX a étudié la fortune immobilière du très riche médecin Jean HAUTIN et donné une idée de la manière dont il gérait ses propriétés parisiennes 55. Une maison de la rue Verdelet, estimée 12.000 Lt., fut baillée en 1600 à l'apothicaire et valet de chambre du Roi Sébastien BODINET 88 écus (264 Lt.), une autre estimée 4500 Lt. fut louée 46 écus (138 Lt.) en 1602. A la Tonnellerie, deux corps d'hôtel d'une valeur de 15.000 Lt. furent baillés en 1600, 133 écus 1/3 (400 Lt.). Enfin, rue Troussevache, une maison de 11.500 Lt. fut mise en location pour 130 écus (390 Lt.). La rentabilité était donc faible (2 à 3 %) mais la situation de ces maisons ne peut être comparée à celle de la maison BRULON, face au Palais-Royal et neuve de surcroît.
E. LE ROY LADURIE 56 évalue le loyer moyen nominal pour la période 1660-1662 à 586 Lt. (le loyer moyen déflaté correspond à 30 setiers de blé valant 19,54 Lt. le setier). BRULON était donc dans la norme. Anthoine de CAY (baux nos 20 à 24)
Cet apothicaire possédait, rue de la Juiverie, deux corps de logis à l'enseigne de la Rose blanche, l'un sur le devant comportant une boutique, salle, chambres, bouge, grenier et cave, l'autre sur le derrière avec cuisine, chambres, écurie, grenier. En 1637, les deux corps de logis furent loués 800 Lt. par an, pour quatre ans, à un écrivain-juré qui prenait