289 Pendant la première moitié du XVIIe siècle il y a hausse continue
en valeur nominale, mais le plafonnement en valeur déflatée est sensible
entre 1620 et 1648. Après 1650, l'impact de la Fronde se manifeste tant
en nominal qu'en déflaté, mais de 1(557 à 1671 la valeur nominale des
loyers retrouve son niveau antérieur à la Fronde et on observe même une
croissance du pouvoir d'achat en raison de la baisse du prix du blé.
7.3. LES BAUX A LOYER DES MAISONS D'APOTHICAIRES
(Tableau 49, t. II, pp 258-264, t. III, pp 144-203)
Nous avons réuni soixante baux couvrant la période 1601 à 1662. La majeure partie des cotes provient des fichiers du Minutier central des notaires parisiens.
A chaque bail analysé correspond une fiche (t. III, pp 144-203). Les caractéristiques essentielles de cet ensemble de baux ont été ensuite transcrites sous forme d'un tableau synoptique (Tableau 49) où figurent après un numéro d'ordre, les noms et professions du bailleur et du preneur, la date, la cote, la rue concernée, la durée du bail, le montant annuel du loyer et une description sommaire des lieux loués.
Les apothicaires pouvaient être dans la situation de bailleur ou de preneur.
Les durées de location sont majoritairement de quatre ans puis, par fréquence décroissante, six ans et trois ans. Il y a trois baux de neuf ans.
Le montant des loyers s'échelonnait de 120 Lt. (40 écus soleil, bail d'une maison rue de Bièvre, n° 51) à 900 Lt. correspondant à la