288 des loyers :
" quoy qu'ils soient riches et plus accommodez que les supplians, qui n'ayant pas laissé de trafiquer et que plusieurs d'entr'eux ayent profité du malheur comme il se peut voir des clinquailliers, fourbisseurs (...) appotiquaires, chirurgiens, espiciers, orfèvres (...) marchands et artisans que l'on scait notoirement avoir profité du malheur du temps (...) "
Une importante étude sur les loyers parisiens a été publiée par E. LE ROY LADURIE et P. COUPERIE, en 1970 41. Cette enquête est fondée sur un stock de vingt-trois mille baux, ou mentions de baux, dans les comptabilités provenant des fonds d'établissements religieux de la série S des Archives nationales et de la comptabilité d'hôpitaux dont les Quinze-Vingts et l'Hôtel-Dieu. Les auteurs émettent quelques réserves sur la valeur des données notariales car ces baux conclus, en principe, avant l'entrée en jouissance du locataire, sont des baux théoriques, le loyer réel versé pouvant être notablement inférieur en raison de la misère du temps et des transactions entre bailleurs et preneurs.
Le traitement informatisé des données a fourni la moyenne des
loyers par périodes de trois ans, par quartiers, par propriétaires ou par
professions et les loyers des boutiques. Les loyers sont exprimés en
valeurs nominales (livres tournois) ou en valeurs déflatées (équivalence
du loyer en setiers de blé), afin de tenir compte de l'inflation. Dans ce
dernier cas les loyers sont évalués en termes de pouvoir d'achat. Quelles
sont les conclusions des auteurs pour le XVIIe siècle ? 42
11 La brillante reprise d'après guerre, au début du XVIIe siècle, marque le commencement d'une nouvelle phase dans l'histoire de Paris : l'essor des loyers, en nominal comme en déflaté, coiffe désormais tous les records antérieurs (...) "