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" Comme les terres, les maisons de Paris et de province ont continué à hausser depuis 1600 jusque vers 1680, elles ont baissé ensuite à la fin du règne de Louis XIV et sous la Régence. "
Cette augmentation du prix des loyers est également remarquée
par J.P. BABELON 38 :
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" Les loyers, au contraire (de la construction), sont en hausse. Ils avaient beaucoup baissé lors du siège de la ville, à cause du délabrement des immeubles et de la ruine de la population; plusieurs arrêts de Parlement avaient même conclu à une réduction autoritaire du tiers et le marasme continua tant que la reconstruction ou la réfection ne furent pas entreprises. Dans les premières années du XVIIe siècle ils avaient repris leur cours de 1570 et continuèrent ensuite de monter. Une même maison du faubourg Saint-Honoré est louée 300 livres en 1608,410 en 1620, 500 en 1632, 1000 en 1659; une autre rue des Barres passe de 60 livres en 1589 à 120 en 1594, 200 en 1605, 350 en 1622, 500 en 1637 et 700 en 1642. C'est là une courbe impressionnante qui n'a pas d'équivalence dans les variations de prix des denrées alimentaires. ff
A ce sujet un manuscrit de la collection formée par Nicolas DELAMARE fait état d'un arrêt de la Cour de Parlement du 14 avril 1649 39, époque de la Fronde parlementaire.
L'arrêt ordonna :
" (...) la descharge entière des loyers des maisons du quartier de Pasques en la ville et faux-bourgs de Paris. "
En réponse, les propriétaires des maisons de Paris adressèrent une
supplication au Parlement 40, demandant à être entendus puisqu'il avait
été décidé que :
" (...) tous arests ne pourront être rendus à l'advenir sans ouyr parties. "
Les suppliants arguèrent qu'ils risquaient d'être définitivement
ruinés, alors que les marchands et artisans seront déchargés du paiement
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