285 ce cas des infiltrations se produisaient immanquablement 29. Les fosses
étaient reliées par des tuyaux de poterie, les chausses, aux sièges de bois
placés au rez-de-chaussée, dans la cage d'escalier, au grenier, dans les
galeries ou encore dans des cabinets en saillie. Les vidanges des fosses
effectuées par les maîtres des basses-oeuvres s'effectuaient de nuit aux
risques et périls des malheureux " gadouards ff, menacés d'intoxications
par les vapeurs ammoniacales (la " mitte ff) ou l'hydrogène sulfuré ( le
" plomb ")30.
Les gadoues étaient ensuite transportées vers les voiries. Celles-ci ont été recensées et étudiées par J. BOURGEOIS-GAVARDIN dans sa thèse sur les Boues de Paris sous V Ancien Régime, déjà citée 31.
Les minutes notariales nous ont livré deux marchés de vidange
établis pour le compte d'apothicaires parisiens. Le 29 octobre 1606 32
Maurice VALET, maître des basses-oeuvres, s'engagea à curer et nettoyer
une fosse de privé d'une maison située au bout du pont Saint-Michel, à
l'enseigne de la Corne de dain rouge appartenant en copropriété pour
moitié à un maître gantier Noël SENLLIN et pour l'autre moitié à un
mercier Charles FLAMENT et à l'apothicaire Jacques THEROUENNE.
Le marché fut conclu :
" (...) moyennant vingt livres tournois pour chacune toise de matière fecalle qui sera par led. Valet vuidée et curée hors d'icelle fosse. "
Une amusante réserve était faite :
f! S'il se trouve quelque potz de chambre dans lad. fosse sera tenu led. Valet les bailler et délivrer aud. Senllin. "