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Les chambres énumérées dans notre corpus de trente-trois inventaires après décès nfexcédaient pas, en général, trois. Seul le bail consenti par Agnès MAZUEL, veuve de Jean POCQUELIN, à Pierre GUERREAU, maître apothicaire, se réfère à une maison comprenant six chambres23.
Le problème de l'alimentation en eau et celui que posait l'installation des lieux d'aisance était dramatique 24. Certains propriétaires disposaient de puits dont l'eau était souvent polluée par des fosses d'aisance perméables. Les parisiens se fournissaient aux fontaines ou encore directement dans la " Seine latrine " !25 Les puits sont cités quinze fois dans les soixante baux que nous allons analyser (p. 289). Les lieux d'aisance
La Coutume de Paris imposait l'installation de latrines dans les
maisons :
" Tous propriétaires de maisons en la ville et faux bourgs de Paris sont tenus avoir latrines et privez suffisans en leurs maisons. "26
Leur construction était réglementée par la Coutume :
" Qui veut faire aysance de privez, ou puits, contre un mur mitoyen, il doit faire contre-mur d'un pied d'espoisseur."27
Une étude des lieux a été faite par R.-H. GUERRAND 28. Les
fosses d'aisance réalisées en moellons liés à chaux et à sable, recouverts
de plâtre, étaient installées dans le sol de la cour. Mais le coût
d'installation élevé incitait de nombreux propriétaires à enfouir dans leur
cave, ou leur jardin, d'énormes futailles destinées aux excréments. Dans