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Françoise LEHOUX fait de la présence d'une salle, pièce principale de la maison, un critère d'appréciation de l'aisance des médecins. Parmi ceux qui n'en disposaient pas on comptait les médecins de situation modeste, des célibataires ou des veuves de médecins 16.
Nous avons relevé la présence de treize salles et six Sallettes dans
11 les trente-trois inventaires après décès que nous analysons .
La cuisine prenait jour sur la cour, comportait une cheminée de
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vastes proportions, l'aire était pavée de grès . Ainsi dans la maison appartenant à l'apothicaire Anthoine BRULON, la cuisine, prolongeant la boutique, s'ouvrait sur la cour 19, les habitants des logements supérieurs devaient donc aménager une cuisine dans une chambre.
Quatorze cuisines ont été recencées par les notaires dans les trente-trois inventaires après décès étudiés .
Les chambres n'avaient pas toujours le sens restreint actuel, elles
pouvaient servir de salle de séjour, par exemple. En revanche on disposait
des lits un peu partout, dans la salle, les cabinets jouxtant les chambres,
les bouges, les garde-robes, greniers, galetas ou même la cuisine.
" En théorie pourtant la chambre est essentiellement réservée au grand lit carré conjugal. " 21
Les garde-robes et cabinets étaient des pièces secondaires servant
d'annexés à la chambre :
" Les premières plus vastes que les secondes et chauffées par une cheminée servent de chambres aux domestiques et aux enfants et abritent les armoires ou les coffres dans lesquels sont rangés les vêtements et le linge. Les cabinets sont des petits réduits sans feu et parfois sans jour qui servent pour le rangement mais dans lesquels on peut aussi dresser éventuellement un lit. On les appelle encore bouges." 22