282 comportant une boutique de 2,75 mètres de largeur. L'immeuble s'élevait
à près de 19 mètres de hauteur ! Du côté opposé à la boutique il y avait
une porte cochère de 2,90 mètres, une entrée pavée de grès, longue de
13,30 mètres, servant de remise à carrosses, aboutissant à l'escalier et à
une cour intérieure. L'entrée de l'immeuble pour les locataires
s'effectuait par la porte cochère.
Il n'est pas mutile de rappeler que l'usage du carrosse commençait
à se répandre dans la société parisienne. SAUVAL 13 rapporte que :
ff (...) la première personne qui en eut était une femme (...) fille d'un riche apothicaire de la rue S aint-Antoine, nommé Favereau, et qui s'était fait séparer de corps et de biens d'avec Bordeaux, maistre des comptes, son premier mari. "
7.1. COMPOSITION DES LOGEMENTS
La distribution des locaux d'habitation, au XVIIe siècle, correspondait à un schéma relativement invariable 14 : cuisine et salle au rez-de-chaussée, chambres et cabinets aux étages. En effet, la maison était conçue pour un propriétaire unique ou un locataire occupant les principales pièces, les autres étant louées ou sous-louées à des occupants plus modestes. Toutes les grandes pièces appelées uniformément chambres et munies de cheminée pouvaient servir de salle ou de cuisine.
La fonction des pièces et leur degré de spécialisation a également été étudiée par A. PARDAILHE-GALABRUN 15.
La salle était le siège de la vie commune, le lieu de rencontre où l'on prenait les repas. On pouvait éventuellement y dormir. Toujours pourvue d'une cheminée, elle avait vue sur la rue ou sur la cour, en fonction de la lumière.