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vente du 25 août 1728 7. Elle a, à partir de ces données, tracé le plan de
o
l'immeuble .
Il est évident que la maison d'un apothicaire ne différait en rien des habitations occupées par d'autres commerçants : boutique à vantaux 9, caves, cour et dépendances, grenier, permettant le séchage des simples et le stockage des drogues et médicaments. Sur les soixante baux que nous étudierons, vingt et un font mention d'une boutique (35 %).
L'étude approfondie des demeures parisiennes au XVIIe siècle a
été faite par J.-P. BABELON. Dans le Paris reconstruit sous Henri IV et
Louis XIII, écrit-il10
" si le propriétaire n'a pas les moyens, comme tel grand personnage, d'acquérir les édifices voisins de sa maison pour démolir et reconstruire plus largement, il édifiera une nouvelle demeure sur le même terrain découpé au Moyen Age (...), le partage en petites parcelles perpétue au XVIIe siècle le morcellement médiéval. "
Il en résultait une utilisation maximale des terrains exigus par élévation des corps de logis et emprise sur la surface des cours. Ces conclusions sont conformes à l'étude de l'évolution du parcellaire du quartier des Halles, réalisée par F. BOUDON, A. CHASTEL, H. COUZY et F. HAMON11.
Madeleine JURGENS a étudié les minutes notariales relatives à la construction de la maison de l'apothicaire Anthoine BRULON, rue
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Saint-Thomas-du-Louvre entre 1658 et 1662 . BRULON avait racheté un terrain d'un peu moins de 6 mètres de large sur cette rue et y construisit une maison de cinq étages, au-dessus du rez-de-chaussée,