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Offrant un exemple de promotion sociale, certaines familles d'apothicaires sont issues d'un aïeul épicier; les BOURDIN en sont l'illustration. Cette évolution pouvait se poursuivre par l'abandon du métier d'apothicaire au profit d'activités non manuelles : Tribunal, Grand Bureau, offices, etc., strates intermédiaires entre la bourgeoisie et la noblesse. Ce fut le cas pour la famille HERON au début du XVIIIe siècle.
Les remariages des veuves d'apothicaires sont à l'origine de réseaux complexes d'apothicaires. Ces veuves ayant le droit statutaire de poursuivre l'activité de leur mari, sous réserve d'engager un compagnon compétent, se remariaient aisément avec un maître apothicaire désireux de reprendre l'activité du défunt à son compte.
Messance MONTROUGE se maria trois fois; d'abord avec Jehan GAMARE puis avec Gilles RENOIR enfin avec Pierre GUYMIER, mais le nombre restreint d'actes ne nous a pas permis d'effectuer l'étude complète de cet ensemble familial.
En revanche la disponibilité de contrats de mariage et d'inventaires après décès a rendu possible l'étude des familles issues des remariages de Catherine LEGROS et Marie de ROUSSILLON.
Le premier mariage de Catherine LEGROS avec Pierre FRAGUIER est à l'origine de trois générations d'apothicaires. Nous connaissons maintenant la filiation des sept FRAGUIER ayant appartenu à la communauté parisienne. Aux FRAGUIER s'allièrent les