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contrôle du juré et des maîtres apothicaires du lieu, L'apprentissage pouvait être effectué à Paris ou à Saint-Germain au choix. Il était interdit aux apothicaires de ce faubourg de fournir des médicaments aux malades de Paris et, réciproquement, les apothicaires parisiens ne pouvaient exercer au faubourg s'ils nfy avaient été reçus maître. Les droits de réception de maîtrise étaient en partie acquittés à l'Abbé de Saint-Germain-des-Prés.
Les communautés parisiennes qui souhaitaient la disparition des jurandes indépendantes et rivales eurent gain de cause. Les maîtrises des faubourgs furent supprimées par arrêt du Conseil du 12 juillet 1675 et réunies aux maîtres de Paris par édit royal de décembre 1678.
Louis CHRESTIEN, pour exercer rue de Tournon, devait donc
être titulaire de la maîtrise d'apothicaire de Saint-Germain. Nous avons la
preuve que son père avait acquis cette maîtrise grâce à une clause de son
contrat de mariage (note 212) :
ff en faveur duquel mariage ladicte Margueritte Varembrault (mère de la fiancée) promect de faire passer led. Crestien maistre appoticquaire et espicier à Saint-Germain-des-Prez à ses fraiz et despens, en fournissant par luy les drogues et ustancilles necessaire, pour les frais de laquelle maistrise lesdictes parties sont demeurés dfacord et les ont estimées entre elles à la somme de quatre cens livres tournois.ff
Notons enfin :
"(...) que les habitants dud. Saint-Germain sont censés et réputés bourgeois dudit Paris, usans et jouissans des mesmes exemptions et privileges (...)ff216.
Il était donc normal que cette qualité ait été attribuée à Louis
CHRESTIEN.