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dans la mesure où Ton considère que le métier d'apothicaire, par la formation professionnelle quil requérait, supplantait celui de l'épicier. Louys BOURDIN était épicier, son fils Jehan et son petit-fils Jean seront apothicaires. L'exemple n'est pas unique, l'ancêtre de la célèbre dynastie des BOULDUC, Louis, était épicier, ses descendants comptent d'illustres apothicaires.
6.4. LES DE SAINCTE-BEUFVE, LES DE SAINCT-GERMAÏN ET LES FAMILLES APPARENTEES (Tableau 48, t II, p. 246)
De même que Catherine LEGROS, par son remariage, fut à l'origine de deux lignées d'apothicaires, Marie de ROUSSILLON se maria avec Jacques de SAINCTE-BEUFVE puis, devenue veuve, épousa en secondes noces Jehan de SAINCT-GERMAIN, les deux époux étant apothicaires.
Le contrat de mariage de Marie de ROUSSILLON et de Jacques de SAINCTE-BEUFVE est daté du 15 mai 1577 193. Elle était la fille de Mathias de ROUSSILLON, chirurgien à Paris, et de Jehanne MALLET. Le nom du futur époux ne figure pas sur la liste des apothicaires établis à Paris en 1557 194 mais il avait été reçu à la maîtrise antérieurement à 1576 195. II devait décéder prématurément puisque sa femme se remaria après douze ans de vie commune.
Jacques et Marie eurent deux fils : Jacques II, apothicaire, et Pierre, huissier du Roi196. Jacques II, reçu maître en décembre 1609 197,