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exactes que les inventaires après décès pour lesquels des dissimulations,
des inexactitudes, ou des oublis, sont fréquents. Il arrive que les priseurs omettent de préciser la valeur vénale des immeubles. Les constitutions de rentes ne sont pas toutes rapportées et bien souvent ni le taux de la rente ni le prix auquel elle est rachetable ne sont mentionnés. Il est donc impossible d'évaluer le capital correspondant.
Outre son intérêt dans l'établissement de la filiation de Marc III la donation-partage nous permet d'évaluer la richesse d'un apothicaire parisien en 1680.
Depuis le décès de sa femme, Catherine CHUPIN, Marc m
HERON et ses enfants étaient restés en indivision, c'est-à-dire qu'il y
avait continuation de la communauté. Il avait la gestion administrative des
biens de sa femme " confusément " avec les siens. Six de ses sept enfants
avaient déjà reçus chacun la somme de 15.000 livres :
"■ tant pour les droits à eux escheux par le décèds de leurd, mère, si tant se montoient, qu'en advancement d'hoirie de sa succession future ".
Marc HERON était âgé de 79 ans et la déclaration préliminaire est
celle d'un père responsable des intérêts de sa descendance :
ff Mais à présent qu'il désire se donner du repos et se dégager des affaires du monde pour penser uniquement à son salut (...) son dessein estoit de leur donner et dellaisser les biens qu'il possède tant de ses propres que de ceux de sad. deffunte femme et de la communauté qui a esté entr'eux, à la réserve, toutesfois, d'une pension ou rente viagère de deux mil huit cens livres par an (...)".
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Ces biens qu'il allait " dellaisser " étaient considérables.
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