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Les familles d'apothicaires se liaient également entre elles grâce à des alliances que les contrats de mariage nous rapportent. La présence d'alliés parmi les témoins des époux est révélatrice de ces unions familiales.
Par le double jeu des filiations et des alliances un monopole professionnel se créait au profit de quelques familles. La communauté des apothicaires s'identifiait à une communauté familiale, ce qui en assurait la cohésion, bien nécessaire face aux prétentions des épiciers mais surtout des médecins.
Nous commençons notre étude par les HERON, exemple caractéristique de constitution d'une lignée d'apothicaires. 6.1. LES HERON ET LES FAMILLES APPARENTEES
La famille HERON est l'archétype d'une dynastie d'apothicaires vivant aux XVIe et XVIIe siècles.
René HERON de VILLEFOSSE, ancien conservateur en chef des musées de la ville de Paris et descendant de Marc HERON apothicaire rue de la Tabletterie au XVIe siècle, a évoqué le souvenir de ses ancêtres dans un livre attrayant, Bourgeois de Paris Illa annexé un tableau généalogique (Tableau 42, t. II, p. 240), établi à partir d'un manuscrit du XVIIIe siècle de la Bibliothèque nationale : " Généalogie de la famille de Héron originaire de Paris "2, qu'il a complété de sa propre ascendance jusqu'au début du XXe siècle. Sept générations d'apothicaires se sont succédé depuis le début du XVIe siècle : Marc, rue de la Tabletterie;
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