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Les unions étaient généralement homogamiques et presque exclusivement endogamiques.
Le pourcentage de parents décédés lors de la signature du contrat était très élevé, ainsi vingt-sept fiancées étaient orphelines de père. Quatre apothicaires veufs et quatre veuves d'apothicaires se remarièrent (17 %), celles-ci sans difficulté en raison de leur droit de poursuivre l'activité de leur époux décédé.
A l'exception d'un cas de séparation de biens (le mariage étant une régularisation), tous les futurs époux se marièrent sous le régime de la communauté, conformément à la Coutume de Paris.
Les dots étaient constituées en deniers comptants dans 80 % des cas, mais la fourchette est très large, de 300 à 15.000 Lt. Douze contrats font état d'un apport de rentes s'échelonnant de 22 à 1000 Lt. Rares étaient les dots comportant un immeuble.
L'ameublissement de la dot était conforme aux normes de l'époque : du tiers aux deux tiers du montant, mais les rentes et les immeubles étaient le plus souvent conservés en biens propres.
Une fiancée, Geneviefve GODEFFROY, disposait d'une dot supérieure à 30.000 Lt., dont près de 80 % lui demeurèrent en propres. L'apport du fiancé était assez fréquent (vingt contrats); une charge d'office restait dans son patrimoine (trois contrats).
Les fiancées bénéficiaient toutes (à l'exception du cas précité) d'un douaire préfix, avec option de douaire coutumier dans vingt-huit cas.
Quarante-deux contrats fixaient un capital, dix une rente.